La Loi sur l’euthanasie et l’assitance au décès votée
Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité – Letzeburg (ADMD-L)
Communiqué (18 décembre 2008)
La Loi sur l’euthanasie et l’assitance au décès votée
N’est plus exposé aux accises le médecin qui donne suite à l’appel du malade incurable pour que soit mis fin à sa souffrance insoutenable par l’euthanasie.
Après vingt ans de combat, depuis sa création en 1988, ADMD-L a obtenu du législateur que soit mis finn à un anachronisme qui tient du scandale.
ADMD-L tient à exprimer sa reconnaissance à tous ceux qui ont contribué à cette avancée fondamentale des droits de l’homme.
Nous rendons justice à la mémoire du Docteur Henri Clees, notre fondateur.
Notre reconnaissance va à Lydie Err et a Jean Huss, les auteurs de la proposition de loi déposée dès 2002 et qui se sont battus pendant six ans pour qu’elle aboutisse.
Notre reconnaissance s’adresse à tous ceux qui contre vents et marées nous ont supporté activement. Un merci spécial à la presse non inféodée et aux media qui ont accueilli dans les débats aussi ceux qui défendaient nos idées.
Des challenges importants nous attendent. ADMD-L compte s’y engager avec la même détermination et fait appel à toutes les forces pour maîtriser les problèmes qui restent devant nous.
ADMD-L demeure vigilante pour contrecarrer toute tentative tendant à rendre inopérante le droit que le patient a acquis par des manoeuvres de type administratif et des chantages professionnels. Toutes nos énergies seront concentrées sur notre objectif prioritaire de faire enfin des soins palliatifs une option crédible. D’énormes obstacles d’ordre financier, professionnel, voire corporatiste seront à surmonter. Une législation sur les droits du patient non mourant s’impose d’urgence. En effet la loi palliative reste nettement en - deça des cas visés par la Loi Leonetti dont les carences sont désormais reconnues. Ici encore la législation belge de 2002 peut servir de modèle.
Dans ce long combat, ADMD-L ne s’est jamais départie du respect des règles écrites et non écrites de la démocratie parlementaire. Elle s’est abstenue de toute argumentation de type populiste. La démocratie parlementaire s’est finalement montrée la plus forte. La Chambre des députés, tous partis confondus, mérite notre appréciation.
La loi votée par la Chambre ce jeudi 18 février 2008 ne fait plus l’objet d’une « opposition formelle » du Conseil d’Etat. L’accord du Conseil d’Etat à la dispense du second vote constitutionnel doit être considéré comme acquis. Cette loi doit entrer en vigueur dans les trois mois, que l’Article 34 de la Constitution soit modifié ou qu’il s’applique dans sa version actuelle.
